Mercredi, septembre 2 2015

FIN D’ÉTÉ

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je me sens soudain comme orphelin de quelque chose que je ne possédais pas, sinon de manière virtuelle, un temple, un site, un témoignage de civilisation qui s’en va en fumée, victime de la violence, de la bêtise et du fanatisme. La cité de Palmyre est donc détruite en cette fin du mois d’Août par les Islamistes de Daesh.

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Vendredi, août 14 2015

Un article du figaro

Ils sont venus, ils sont tous là,les comiques, les comédiens,les chanteurs, les chorégraphes, les musiciens, les autres tous ceux pour qui il n'est de vie que par et pour la scène.

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Mercredi, août 5 2015

REVUE DE PRESSE

Saisi à la volée de mes lectures estivales. Un gros orage éclate sur le Sud-Ouest, les cartes météo se mettent à la couleur de la vigilance orange et l’orage finit par éclater avec tornade et grêlons, mais c’est moins grave que prévu.

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Mercredi, juillet 29 2015

UN ROI A LA PLAGE

Voyez comme sont les gens, on leur amène un arabe riche qui nous achète deux douzaines de Rafale, installe 1 000 personnes de sa suite à Vallauris avec les dépenses que cela implique et on leur chipote un bout de plage de sable gris, moche comme tout, qui ne fait que quelques dizaines de mètres de longueur au nom des grands principes du libre accès au littoral.

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BILAN À MI-ÉTÉ

En cette fin de mois de juillet, on fait généralement le bilan à mi-été des évènements, celui des festivals, celui de la vie politique nationale et internationale, celui du Tour de France cycliste, car dès le premier août, et pour au moins quinze jours, la France fait la sieste, au bord des plages, à la campagne ou chez soi, où que l’on soit, c’est une tradition, comme celle du premier mai, du 11 novembre ou du 25 décembre.

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Mercredi, juillet 15 2015

GREEXIT etc…

La palinodie à laquelle nous venons d’assister (et encore, elle est loin d’être terminée) à propos de la Grèce, m’inspire quelques réflexions. Certes, ce peuple mal gouverné, sûr de lui-même (n’a-t-il pas inventé la démocratie ! Lui ou ses lointains ancêtres pour autant que le goût des vertus politiques soit transmissible par les gènes) et assez rusé pour ne vouloir que les avantages et pas les inconvénients de sa qualification de membre de la communauté européenne,

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Vendredi, juillet 10 2015

ÉGLISES OU MOSQUÉES

On n’en finirait pas de recenser, dans notre pays, les sujets qui divisent. Et s’ils divisent ainsi, c’est qu’ils sont sensibles, et s’ils sont sensibles c’est que nous vivons des temps de doute et d’interrogation, des temps où l’on voit vaciller les anciennes certitudes culturelles et où tout, même le pire, semble soudain possible. Tout semble pouvoir changer, nos mœurs, nos habitudes, nos connaissances, nos modes d’apprentissage, de sorte que tout ce qui nous surprend nous inquiète.

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Vendredi, juin 12 2015

56° BIENNALE DE VENISE

CHIHARU_SHIOTA.JPG Une grande foire d’art contemporain et à fortiori une Biennale (et celle de Venise est exemplaire en cela) c’est d’abord le choix d’un commissaire et le point de vue de ce dernier sur l’art qui va orienter le choix des artistes et le message à retenir. On se souviendra sans doute de l’impact qu’avait eue la nomination d’Harald Szeemann, l’homme qui avait lancé après 1968 le slogan : « Quand les attitudes deviennent des formes » et ouvert l’art contemporain aux actions et installations. Lorsque donc, il avait été nommé au tournant du siècle commissaire de la Biennale, celle-ci était devenue alors le rendez-vous mondial incontestable de l’art contemporain. Le choix du commissaire (on dit le « Curator » à l’anglaise) est donc de première importance. Pour l’édition de 2015, c’est l’américain d’origine nigériane Okwui Enwezor, connu pour avoir attaché son nom à de nombreuses manifestations internationales et pour avoir été le remarqué commissaire de la Dokumenta de Kassel en 2002, qui a été choisi.

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Jeudi, mai 28 2015

LE PRÉSIDENT ET LES CHRYSANTHÈMES

Le général De Gaulle voulait en finir avec cette tradition issue de la IV° République où, selon sa formule, les présidents inauguraient les chrysanthèmes. Avec le président Hollande, qui a un peu le profil de ces présidents de la IV°, nous voilà revenus aux temps des chrysanthèmes. En aura-t-il fait des commémorations et des célébrations cette dernière année ! Il est vrai que le calendrier lui offrait le centenaire de14/18, le 70° anniversaire du débarquement et maintenant le Panthéon, ce grand « marqueur » de légitimité socialiste depuis que Mitterrand l’avait choisi pour inaugurer le retour de la gauche au pouvoir. Hollande ne s’y est pas trompé, c’est à croire qu’il y a pris goût.

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Samedi, mai 23 2015

LA PALME D’OR

Jusqu’en 1954, le festival international du film de Cannes ne décernait qu’un grand prix. Puis est arrivé le moment où on a voulu lui donner un emblème tiré des armoiries de la ville de Cannes et forgé par les joaillers de l’endroit, une palme en or.

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Lundi, mai 18 2015

LE SPECTACLE AU COEUR le nouveau livre de marc Bélit

Les spectacles n'existent que dans la mémoire de ceux qui les ont vus. C'est en partant de cette forte observation de Peter Brook que Marc Bélit a puisé la force de revisiter 40 ans de spectacles vus au Parvis ou ailleurs dont il recense en une centaine d'entrées (comme au théâtre) l'apparition sur la scène de la mémoire. Youtube:https://www.youtube.com/watch?v=-9r_S_GuELA

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Samedi, mai 16 2015

RÉFORME DU COLLÈGE (suite)

La jeune ministre de l’Éducation Nationale s’énerve : ceux qui la critiquent sont de « pseudo intellectuels », pire encore, « de droite », de mauvaise foi ou encore « idéologues ». Dans cette énumération fantaisiste qui exprime l’impatience et l’agacement de quelqu’un qui n’aime pas être contredit, il y a une vérité. Ce débat est aussi idéologique en plus d’être technique.

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Jeudi, avril 30 2015

CES RÉFORMES QUI DIVISENT

Nous le savons depuis longtemps, réformer, c’est mécontenter car c’est changer les habitudes et l’on sait bien que la légitimité nait de la longue habitude. Cela étant dit, il y a des réformes qui contentent les uns et mécontentent les autres, le mariage pour tous en fut un exemple, la réforme des professions médicales ou celle des notaires aussi, sans parler de celle des taxis. Mais il est un domaine où l’intérêt général est en jeu et dans lequel à priori on discerne mal ce qui favorise les uns au détriment des autres. Je veux parler de l’éducation nationale qui est un bien commun, une ambition commune, et dans lequel, s’il y a bien quelques intérêts catégoriels en jeu, l’essentiel n’est pas là, l’essentiel étant de donner un bon enseignement (accessoirement une bonne éducation) aux enfants de la République. Tout le monde devrait être d’accord sur ce point.

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Mardi, avril 28 2015

CÉRÉMONIE DES MOLIÈRES

Vu la cérémonie des « Molières » à la télévision, ou : « comment parler d’un genre, d’un art qui paraît si loin aujourd’hui du divertissement public ? » Réponse : En faisant plus vulgaire et démago que le divertissement télévisuel ordinaire lui-même. Pour cela, on prend un comique de café-théâtre qui porte un nom reconnu et n’est pas néanmoins sans talent, le fils Bedos, du reste dans ce domaine, il n’y a désormais que des « fils de… » partout, et voilà l’affaire. Ce qui en sort est à la mesure de ce qui y entre. Il s’agit de faire court, drôle et de ne pas perdre trop de téléspectateurs en environ deux heures d’émission tardive sur une chaine du service public. Alors, on a droit à tout, un type à poil qui vient dire un texte sur la misère des auteurs et celle des intermittents, bon ! Des remettants et des nominés faisant assaut de vulgarité, une jolie jeune femme nous prenant à témoin que son producteur a de belles couilles (sic), bien ballantes et concluant son propos d’un « putain ! » retentissant comme dans une salle de conscrits au conseil de révision, et tout à l’avenant. On regarde, on se frotte les yeux : est-ce cela les acteurs de théâtre aujourd’hui ? Ces jolies filles fagotées à la six quatre deux, ces garçons barbus, dépeignés portant des pantalons à mi mollets comme on les voit sur les magazines de mode chez le dentiste. Sont-ce là les acteurs de Tchekhov, de Racine, de Shakespeare ? Et puis on a la réponse : c’est la fête, nous dit l’animateur, du théâtre privé et du théâtre public, d’ailleurs, il n’y a plus de différence ! Ah, la voilà la belle affaire, c’était donc ça qu’il y avait à comprendre : il n’y a plus de différence ! Le théâtre de boulevard, c’est la même chose que le théâtre de Brecht et Pouchkine vaut une paire de bottes comme on disait dans le temps ! La démonstration en est faite ! Du reste à l’issue de l’émission que j’ai regardée jusqu’au bout, j’étais incapable de me souvenir qui avait eu le prix de l’un et le prix de l’autre. Tous dans le même sac, l’émission avait atteint son but. Elle n’était ni plus ni moins intéressante qu’une émission de divertissement où l’on voit des vedettes ou supposées telles dire des gros mots devant une ministre embarrassée, une assistance convenue et quelques officiels réfrigérés. En revanche, l’animateur, lui a mouillé sa chemise et au passage, écrivant les textes regonflé son égo par un tour de passe-passe astucieux qui consistait à faire prendre du café théâtre pour du théâtre et des vessies pour des lanternes. Comment appelle-t-on ça : un ersatz? À moins qu’on ne se soit pas encore rendu compte que le café avait refroidi. Mais non, on se frotte les yeux, on reprend le chemin des salles de théâtre, on se souvient de ce qu’on a vu et on se dit que décidément, l’art et la télé, ça fait deux !

Dimanche, avril 19 2015

MARKUS LÜPERTZ , ARTISTE ALLEMAND.

Si, pour parler de ce peintre et sculpteur dont le Musée d’art moderne de la ville de Paris vient de monter la première grande rétrospective parisienne (après avoir montré la donation Werner en 2012 qui comportait déjà beaucoup d’œuvres), il faut évoquer le courant néo expressionniste allemand où l’on trouve Baselitz ou Polke, cela n’épuise pas le sujet. Markus Lüpertz est en effet un artiste original qui s’est assez vite émancipé des courants dominants de son époque et de son pays. Son œuvre se prête en effet à une multiplicité de lectures. Les quelque 200 tableaux et sculptures présentées dans cette exposition en donnent une idée.

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Samedi, avril 18 2015

LA BELLE « CERISAIE » DE LEV DODINE.

Je commencerai par « La cerisaie » et Lev Dodine que j’avais découvert en France .grâce à Patrick Sommier déjà. J’avais ensuite profité d’un voyage à St Petersbourg tout juste sorti de l’ère soviétique.

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Vendredi, avril 3 2015

LA MORT D’OLIVEIRA

Oser dire : « moi aussi cette mort me touche », est déjà en soi un peu prétentieux. Elle me touche comme des milliers de gens, en tout cas, comme ceux qui ont vu, découvert, aimé ses films si singuliers.

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Lundi, mars 9 2015

Philippe Tiry une grande figure de la décentralisation culturelle

C’est donc un dimanche de mars que Philippe Tiry a choisi pour quitter la scène sur laquelle il a entraîné nombre d’acteurs majeurs de la décentralisation culturelle en France. Nombreux sont ceux, parmi lesquels je me compte, qui se sentent un peu orphelins désormais.

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Dimanche, mars 1 2015

LA GRANDE HISTOIRE PRODUIT PARFOIS DE PETITS HOMMES

À une époque où il faut frapper l’imagination des foules, impressionner les esprits faibles, terroriser les consciences, la recette ne change pas, c’est la pratique de la terreur qu’on emploie. Ce qui change, c’est la forme et la mise en scène. Nous venons d’en être témoins à quelques mois d’intervalle avec ces guerres modernes dont l’épicentre se trouve au Moyen-Orient.

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Samedi, février 21 2015

SPORT ET POLITIQUE

J’aime bien le rugby, ou pour être plus précis, je l’aimais bien, cette lutte des packs avant, ces chevauchées sur les ailes, ces déferlantes vers l’en-but me réjouissaient dans le froid des tribunes ou dans la tiédeur d’un salon de télévision lorsqu’il m’arrivait de regarder chez moi les matches du tournoi des cinq, puis six nations. Mais, à vous dire le vrai, je ne m’y retrouve plus.

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