Dimanche, avril 19 2015

MARKUS LÜPERTZ , ARTISTE ALLEMAND.

Si, pour parler de ce peintre et sculpteur dont le Musée d’art moderne de la ville de Paris vient de monter la première grande rétrospective parisienne (après avoir montré la donation Werner en 2012 qui comportait déjà beaucoup d’œuvres), il faut évoquer le courant néo expressionniste allemand où l’on trouve Baselitz ou Polke, cela n’épuise pas le sujet. Markus Lüpertz est en effet un artiste original qui s’est assez vite émancipé des courants dominants de son époque et de son pays. Son œuvre se prête en effet à une multiplicité de lectures. Les quelque 200 tableaux et sculptures présentées dans cette exposition en donnent une idée.

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Samedi, avril 18 2015

LA BELLE « CERISAIE » DE LEV DODINE.

Je commencerai par « La cerisaie » et Lev Dodine que j’avais découvert en France .grâce à Patrick Sommier déjà. J’avais ensuite profité d’un voyage à St Petersbourg tout juste sorti de l’ère soviétique.

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Vendredi, avril 3 2015

LA MORT D’OLIVEIRA

Oser dire : « moi aussi cette mort me touche », est déjà en soi un peu prétentieux. Elle me touche comme des milliers de gens, en tout cas, comme ceux qui ont vu, découvert, aimé ses films si singuliers.

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Lundi, mars 9 2015

Philippe Tiry une grande figure de la décentralisation culturelle

C’est donc un dimanche de mars que Philippe Tiry a choisi pour quitter la scène sur laquelle il a entraîné nombre d’acteurs majeurs de la décentralisation culturelle en France. Nombreux sont ceux, parmi lesquels je me compte, qui se sentent un peu orphelins désormais.

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Dimanche, mars 1 2015

LA GRANDE HISTOIRE PRODUIT PARFOIS DE PETITS HOMMES

À une époque où il faut frapper l’imagination des foules, impressionner les esprits faibles, terroriser les consciences, la recette ne change pas, c’est la pratique de la terreur qu’on emploie. Ce qui change, c’est la forme et la mise en scène. Nous venons d’en être témoins à quelques mois d’intervalle avec ces guerres modernes dont l’épicentre se trouve au Moyen-Orient.

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Samedi, février 21 2015

SPORT ET POLITIQUE

J’aime bien le rugby, ou pour être plus précis, je l’aimais bien, cette lutte des packs avant, ces chevauchées sur les ailes, ces déferlantes vers l’en-but me réjouissaient dans le froid des tribunes ou dans la tiédeur d’un salon de télévision lorsqu’il m’arrivait de regarder chez moi les matches du tournoi des cinq, puis six nations. Mais, à vous dire le vrai, je ne m’y retrouve plus.

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Samedi, février 7 2015

LES EXPERTS ET LES MERCENAIRES

J’ai, comme de nombreux spectateurs, regardé auprès d’un bon feu, la finale du championnat du monde de Hand-Ball retransmise du Qatar avec, je dois dire, une impression étrange. Voilà donc que se jouait dans un improbable pays du golfe dont on n’avait jamais appris qu’il possédât une équipe et encore moins une tradition sportive dans ce domaine, la coupe du monde de Hand-ball.

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Vendredi, février 6 2015

LA NEIGE ETC…

La neige qui tombe me met en état de manque poétique. Quelque chose de l’enfance, qui en moi se réveille, comme si le monde, soudain venait de recommencer. Il a neigé cette nuit et nous voilà tout surpris, surtout si on ne l’a pas vue venir et qu’on se réveille au matin sous ce blanc qui a comme fixé au sol la lumière gelée de la lune. Que faire alors ? Le plus urgent est d’aller dans la bibliothèque à la recherche d’un recueil de Basho. Justement, je ne le retrouve pas, mais je mets la main sur un haïku de Buson : « le bruit des branches qui cassent/sous la neige/j’entends le bruit de cette nuit ».

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Mardi, février 3 2015

COMMENÇONS par le commencement, ou recommençons par…BISSIERE !

C’était donc en 65, étudiant, je venais d’aménager à Bordeaux pour préparer ma thèse. Je lus, sur, une affiche : « Expo Bissière », premier éblouissement. Bissière était encore dans l’actualité. L’année précédente, il avait représenté la France à la biennale de Venise tout le monde attendait son sacre, et avec lui celui de la seconde école de Paris qu’on désignait comme « Abstraction lyrique ». Et c’est Rauschenberg, le jeune artiste américain qui fut désigné. Cette date de 64 marque alors la fin de la prééminence française en peinture, la fin d’une époque et d’une vision du monde.

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Dimanche, février 1 2015

NUIT DU RAGA À LA PHILHARMONIE DE PARIS

Soirée consacrée à la musique indienne, à la nouvelle Philharmonie de Paris. Le Raga, cette musique faite pour « colorer l’esprit et lui procurer du plaisir »qui date de mille ans se caractérise par l’association d’une structure musicale avec un état émotionnel, une saison ou un moment de la journée. Son but est de procurer un ravissement esthétique, de donner une saveur particulière aux choses, notion cardinale dans la pensée esthétique indienne. C’est donc un cadre mélodique qui se prête parfaitement à la composition et à l’improvisation, une entité dynamique possédant une forme unique qui incarne une idée musicale. Un raga rassemble un grand nombre de thèmes composés par de grands compositeurs du passé ce qui n’empêche pas la création des musiciens actuels et ainsi se génère une variété infinie de séquences mélodiques dans le cadre d’un raga donné.

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LES COUACS DE LA PHILARMONIE

J’ai dit mon plaisir d’avoir pu assister à la « nuit du Raga » à la toute nouvelle Philharmonie de Paris, j’ai dit la réussite esthétique et acoustique de la salle conçue par Jean Nouvel qui a accompli le tour de force de ne présenter aucun angle dans cet espace où circule le son sans aspérités.

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Lundi, janvier 12 2015

APRÈS CHARLIE

Difficile ou trop facile d’écrire sous le coup de l’émotion. La pente naturelle en est l’indignation, la révolte contre le crime et la bêtise, la violence et cette façon de croire supprimer les problèmes en anéantissant ceux qui semblent en être la cause. À y regarder de près, on s’apercevra là comme en d’autres circonstances que nous avons affaire à des esprits faibles, facilement endoctrinés par des idées simples et encouragés à la violence d’autant plus facilement que leur parcours les a conduits à tuer déjà ou à avoir vu tuer dans ces guerres endémiques qui ensanglantent le Moyen-Orient. On verra aussi probablement que le motif est davantage un prétexte qu’une cause.

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Dimanche, décembre 28 2014

CE MALAISE DANS LES MILIEUX CULTURELS

On le sent monter, on le lit et l’observe dans maintes protestations et prises de position, le conflit de l’été qui a perturbé nombre de festivals menace de reprendre avec les dispositions qui règlent le statut des intermittents du spectacle dont une commission doit rendre ses conclusions à la fin de l’année. Le monde culturel qui voit ici et là ses subventions rognées et ses moyens de vie se réduire est inquiet.

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Mardi, décembre 23 2014

UN DÉPART QUI M'ATTRISTE: JACQUES CHANCEL

Il venait de publier son dernier livre (son journal des années 2011/2014) sous ce titre énigmatique : « Pourquoi partir ? » et c’était là tout l’homme qui transformait en question ce qui est pour chacun une évidence puisqu’il faut bien partir un jour.

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Dimanche, décembre 21 2014

L’ÉCOLE COMME PRIORITÉ DÉMOCRATIQUE.

Regardant distraitement, l’autre soir, l’émission de « la Grande Librairie » à la télévision où dissertaient deux académiciens loquaces, une écrivaine muette et hagarde, et une critique littéraire à ce qu’il m’en a semblé, commenter les choix des livres préférés des français, j’eus la surprise de constater que leurs choix, si l’on excepte les effets de mode et de moment comme dans le cas « d’Harry Potter » ou du « Seigneur des anneaux », se portaient immanquablement sur des auteurs « du programme ». Je veux dire par là, des auteurs qu’on étudie en classe : Camus, Sartre, Proust, Céline, Flaubert, Dostoïevski, etc

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Dimanche, décembre 14 2014

LA QUERELLE DES CRÈCHES

La France disait le polémiste Rochefort éditorialiste et directeur du journal « la Lanterne » est un pays qui compte 36 millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement. Nous sommes aujourd’hui presque le double et nous avons toujours autant d’aptitude à être mécontents. Tout nous sert de sujet de querelle, chacun, au nom de ses convictions de ses lubies ou de ses aigreurs garde par devers soi un prétexte à s’insurger contre ce qui contrevient à ses intérêts ou à ses opinions et ce avec d’autant plus de force qu’il y trouve quelque motif juridique où fonder sa colère.

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Samedi, novembre 29 2014

L’ARTISTE EMBLÉMATIQUE DE NOTRE ÉPOQUE

On pourrait se poser la question ainsi : quel est l’artiste le plus emblématique de notre époque ? Hier la réponse était aisée. Chacun aurait pu répondre : Picasso. Le bon sens populaire désignait ainsi le moindre gribouillis par : « c’est du Picasso » et tout était dit. Le prix des œuvres venait ajouter à l’indignation de la plupart…et en plus ça vaut cher ! Les bonnes gens haussaient les épaules devant ce monde décidément incompréhensible. Cela c’était au siècle dernier. Il n’aura échappé à personne que depuis, Picasso est au musée, qu’on a enfin compris qu’il avait résumé dans son œuvre la totalité de la peinture de son temps et qu’il était à son tour devenu un classique.

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Samedi, novembre 8 2014

L’ART COMME MARQUE

J’ai été, -comme beaucoup de monde-, visiter la nouvelle et très attendue « Fondation Louis Vuitton » confiée au grand architecte américain Frank Gehry. J’ai vu un gros hanneton de verre et d’acier posé à l’orée du bois de Boulogne, reposant au milieu des arbres et dont la coupole luisante comme un dos de coléoptère d’acier dépasse la canopée.

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Lundi, novembre 3 2014

PARIS CAPITALE DE L'ART?

Même les plus distraits ont entendu la nouvelle : « Paris redevenu capitale de l’art ». Il est vrai qu’on y inaugurait coup sur coup le nouvel espace Louis Vuitton, la rénovation du Musée Picasso cependant que s’y déroulait la FIAC, la foire annuelle de l’art contemporain. Tout cela est d’importance et on relèvera avec satisfaction ces signes du renouveau artistique de la place de Paris qui comme on sait avait perdu au milieu du siècle dernier son rôle prééminent avec le déclin de la défunte « école de Paris ».

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Samedi, novembre 1 2014

FLEUR ET LA RÉTHORIQUE

Elle était venue là parce que c’est son métier et parce qu’il faut aller à la télévision lorsqu’on est ministre, cela fait partie du job. Elle avait donc certainement préparé son entretien, en bonne élève, elle devait tout savoir sur les dossiers du moment, nul n’en doute, elle avait aussi soigné sa mise, sa coiffure et était comme d’ordinaire très séduisante avec cette énigmatique apparence qui glisse dans ses yeux bridés comme une intelligence supérieure cachée sous une sérénité mystérieuse. On la regardait comme une icône.

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