Samedi, avril 21 2018

UN HOMME, UNE FEMME

cannes-2018-affiche-2-b8becc-0_1x.jpeg Un homme, Une femme », nous avons tous en mémoire, (enfin, ceux qui se souviennent que ce film avait obtenu la palme d’or au festival de Cannes en 1966) le film du jeune Claude Lelouch qui racontait une histoire d’amour et de cinéma, et avec quel brio : « Un homme, Une femme » : Jean-louis Trintignant, Anouk Aimée, et une voiture de course, la mythique Ford Mustang décapotable d’un pilote de rallye qui traversait la France pour retrouver la femme « aimée ». C’était le temps où l’amour c’était cela, simplement cela. Le film racontait les choses de la vie comme obstacle surmonté et les retrouvailles d’un homme et d’une femme qui s’aimaient. Nous, on aimait le cinéma pour des histoires aussi simples que ça.

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Vendredi, mars 23 2018

L’ARGENT DE POCHE DE LA CULTURE

Voilà lancé ce que la Ministre de la culture appelle « le chantier culturel du Quinquennat », soit, la promesse d’Emmanuel Macron d’offrir à tout jeune de 18 ans un crédit de 500€ pour accéder à l’offre culturelle (théâtre, musique, musées etc…) via une application téléphonique qui semble encore un peu délicate à mettre en œuvre. On se doute cependant que nombre d’entre eux préféreront aller écouter un concert rock ou rap que d’aller dans une salle d’art et essai ou un théâtre d’avant-garde, et si on leur paye le billet, d’autant plus, mais si c’est « le chantier du Quinquennat, alors !...

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Dimanche, février 11 2018

POUR UN BOUQUET DE TULIPES

tulipes.jpegUn événement somme toute assez mineur, le « cadeau » du plasticien américain Jeff Koons (bien connu pour ses sculptures en métal qui évoquent la matière plastique et les ballons de foire des enfants noués en forme d’animaux) veut offrir à la ville de Paris un bouquet de tulipes géant à dresser sur l’esplanade des droits de l’homme au Trocadéro . Les motifs en sont généreux : la symbolique des fleurs contre les attentats de Paris et le cadeau en retour de cette statue de la liberté offerte par le français Bartholdi à New-York en sont comme le symbole du don rendu.

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Dimanche, janvier 28 2018

CULTURE ET ART CULINAIRE

Tout ou presque a été dit après la mort du grand cuisinier étoilé Paul Bocuse, le plus souvent sur le registre laudatif, tout ou presque mais ce qui retiendra notre attention surtout, c’est le fait qu’après avoir fait sortir la cuisine de l’ombre au sens propre et figuré, après avoir imposé la figure du « Chef » allure et costume, il en a comme aucun autre imposé le modèle jusqu’à être reconnu meilleur cuisinier du monde, précurseur d’une nouvelle cuisine, art dans lequel s’illustreront de très grands cuisiniers, Michel Guérard par exemple pour rester dans la même génération de chefs trois étoiles de notre région. (il y en a près d’une trentaine en France selon le guide Michelin).

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Dimanche, janvier 14 2018

DIS PAPA, C’ÉTAIT COMMENT LE CINÉMA AVANT ?

Comme chaque année, les chiffres de fréquentation du cinéma viennent de tomber. Il s’établissent à un peu plus de 209 millions d’entrées en 2017, légèrement en retrait de l’année précédente (213 millions)mais le 3° chiffre de la décennie tout de même. On peut s’en féliciter, mais jusqu'à quand ?

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Vendredi, décembre 22 2017

UNE NOUVELLE POLITIQUE CULTURELLE ?

Il aura fallu six mois à la nouvelle ministre avant d’exposer les priorités de sa politique culturelle. Gageons qu’il en faudra un peu plus pour en voir les résultats. Car c’est à chaque fois le même exercice, un nouveau ministre arrive, il s’informe, vérifie ou découvre et propose des priorités. Combien en a-t-on vu ainsi à ce poste où à part Malraux et Lang, les ministre ne restaient pas plus longtemps qu’un préfet dans son département : deux à trois ans en moyenne. Espérons que Mme Nyssen aura un temps plus long pour appliquer ses priorités, car là comme ailleurs, la politique n’est pas qu’un art d’annonce mais bien d’exécution. Accordons à l’actuel président et donc à ses ministres, que jusqu’ici cela semble être le cas.

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Mercredi, novembre 15 2017

LE LOUVRE DES SABLES VU DE L’INTÉRIEUR.

atrium.jpegParlons d’abord de la conception architecturale de Jean Nouvel pour ce musée. Dans ce pays d’Arabie où règne la ligne horizontale, que ce soit celle de la mer comme celle du sable d’où émergent quelques dunes qui en modifient à peine le contour, Jean Nouvel ne s’est pas livré à un « geste » spectaculaire comme son confrère le baroque Franck Gehry qui donne toujours l’impression d’avoir recyclé et réagencé des chutes métalliques tombées de quelque atelier de tôlerie industrielle.

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Lundi, novembre 13 2017

LE LOUVRE ABU-DHABI PREMIER MUSÉE POST-MODERNE

louvre_des_sables.jpegVoilà un événement qui dépasse sans doute par sa portée symbolique son aura culturelle même si cette dernière n’est pas à négliger. Pour la première fois, en effet, dans un monde musulman qui s’avère dans ses extrêmes si iconoclaste, voilà qu’un pays arabe (et non des moindres en raison de sa puissance économique) réalise un projet qui ailleurs en pays musulman pourrait passer pour une provocation. On a vu combien la destruction des musées et de ce qu’ils représentent de la préservation d’une mémoire non exclusivement islamique a été l’objet de ravages fanatiques qui ont indigné le monde. On se souviendra aussi qu’en son temps le Shah d’Iran ou plus exactement son épouse avait ouvert à Téhéran un des grands musées d’art moderne du monde arabe et que c’est la première institution qui fut fermée (mais non détruite) par les Ayathollas. C’est dire quel tabou est brisé à Abu Dhabi.

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Dimanche, septembre 10 2017

IMPRESSIONS D’ITALIE AU PARVIS DE PAU

Devant la photo nous recevons une impression comme le photographe devant un sujet, mais qu’est-ce au juste qu’une impression. À première vue, l’impression désigne le résultat du tirage d’un cliché photographique qui s’imprime sur papier. Au second degré, c’est une image associée à un mot, une idée, une représentation mentale liée à la perception d’un objet auquel cette idée ou ce mot renvoient.FILLE_VESPA.jpeg

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Jeudi, août 10 2017

MUSÉES DE BILBAO

Une de ces journées de Pays Basque où les lourds nuages noirs s’accrochent aux montagnes, où la pluie cingle en venant de l’océan, où les éclaircies au loin se signalent par des arc-en-ciel fugitifs, bref un temps hors saison qui met le moral en berne. Que faire ? Loin des plages, la visite des musées s’impose. Ce sera Bilbao, son Guggenheim comme une carapace de squale gris brillant à la lumière, son Hush Puppy, son bouquet de tulipes en aluminium déposées là par Jeff Koons et son araignée géante conçue par louise Bourgeois. Les signes de l’art « contemporain » sont bien là.

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Lundi, juillet 24 2017

RAMUNTCHO

Qui, avait abandonné dans cette maison du Pays Basque où je me reposais cet été, « Ramuntcho », ce livre de Pierre Loti, lu trop tôt, trop mal, au point de me le faire considérer comme une particularité exotique au même titre que le Fandango, le jeu de pelote, les piments rouges et l’Iroulégui des coteaux ?

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Vendredi, juillet 7 2017

TÉLÉ CARMEN

L’œuvre lyrique la plus célèbre du patrimoine français, la réussite de Bizet qu’un temps, Nietzsche fâché contre Wagner opposait au grand maître de Bayreuth comme un hymne à la vie qui s’opposait aux passions sombres de la germanité était au programme du festival d’Aix en Provence. Malheureusement, je ne pouvais pas être à ce rendez-vous de la ville chaude aux fontaines moussues et aux beaux immeubles de pierre blonde, aux placettes traversées le soir après le concert qui semblent tout droit sorties d’un film italien des années cinquante, pas davantage à l’Archevêché où les voix des chanteurs font taire celle des martinets qui rasent la nuit en grandes glissades silencieuses. Un bémol cependant, Carmen était donnée au Grand théâtre de Provence, salle moderne mais fermée au ciel et vouée aux projecteurs. Le Russe Tcherniakov assurait la mise en scène dont on disait déjà grand bien. Frustration.

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Lundi, juin 26 2017

DAVID HOCKNEY AU CENTRE POMPIDOU

Je me suis souvent posé cette question : À quoi tient le fait que devant une exposition on se dise : « voilà je suis en présence d’un vrai peintre », (parfois un grand, et parfois non). Je crois finalement que cela tient en ceci que l’on perçoit ressent que l’artiste est aux prises avec un vrai propos de peintre ; quelqu‘un qui cherche et parfois trouve le moyen de dire le monde et la vie en peinture, quelqu’un qui en rend compte avec des moyens qui ne sont qu’à lui. Je ne sais pas au fond en l’écrivant si ma formule est bonne, mais il faut que je m’explique ce sentiment spontané, cette sorte d’intuition immédiate qui me donne cette impression. Ici, une peinture simple où se lisent les influences de Bacon, Dubuffet,, des futuristes italiens comme des abstraits Moriss Louis et Kenneth Noland qui donnent la mesure de ce qu'est cette peinture faussement naïve et absolument savante.viree_en_suisse.jpg

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Dimanche, juin 25 2017

CEZANNE AU MUSEE D’ORSAY

296903Tout grand peintre au XIX°siècle se devait de maîtriser le paysage, la nature morte et le portrait à des degrés divers de l’excellence, certains étant plus portraitistes comme Ingres ou Manet, d’autres plus paysagistes comme « l’immense Pissarro » selon le mot de Cézanne lui-même. Lui, d’évidence, il était les trois, même si le paysagiste de la Sainte Victoire nous reste le plus familier. Raison de plus pour aller admirer ces cents soixante toiles venues des musées du monde entier que présente le musée d’Orsay tout l’été.

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Samedi, juin 24 2017

LES GENS

Quiconque a visité un jour un musée, à fortiori une exposition évènementielle n’aura pu qu’être frappé par le comportement des visiteurs. Passons sur ces troupes qui arpentent les musées courant vers les chefs-d’œuvre comme vers la terre promise suivant leurs guides estampillés de plus en plus souvent munis d’oreillettes où se recueille l’attention des propos qu’on diffuse « mezzo voce » ce qui est un progrès, mais qui regarde quoi ? Et qui regarde vraiment ? On peut se le demander. La foule s’écoule en flot continu comme le promeneur du dimanche fait les vitrines de Noël, sans trop pouvoir s’attarder car « ça pousse derrière » et il ne faut être ni trop près ni trop loin pour s’assurer de pouvoir voir ce qu’on veut voir. Dans le premier cas, on vous rappelle à l’ordre, dans le second, vous voyez le tableau derrière des nuques et des dos, ce qui, on l’admettra en perturbe un peu la contemplation.

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Lundi, juin 12 2017

VENISE (suite) DAMIEN HIRST ENTRE RAFFINEMENT KITSCH ET GIGANTOMACHIE

D.Hirst_Demon_with_bowl_bronze.jpgDisons-le tout net, l’exposition monumentale au Palazzo Grassi et à la Punta della Dogana que nous offre (façon de parler) François Pinault, des derniers travaux de l’artiste Damien Hirst, estomaquent le visiteur.

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MON LION D'OR

moteur_d_avion.jpgcode_d_Hammourabi.jpgC’est peut-être un peu prétentieux de se mettre dans le rôle, mais si d’aventure j’avais à décerner le lion d’or de cette Biennale, mon choix serait vite fait car l’événement de cette Biennale pour moi est dans la découverte du magnifique et inattendu pavillon libanais exilé de l’autre côté du canal de l’Arsenal (on doit s’y rendre en bateau, ce qui fait qu’une infime partie des visiteurs le découvrent) où un artiste plasticien et musicien : Zad Moultaka propose avec « Soleil noir » une œuvre qui aurait mérité haut la main et très au-dessus du lot, le Lion d’or cette année.

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BIENNALE D'ART DE VENISE 2017: STIMULANT ARSENAL

muresan.jpgShimabuku.JPGL’Arsenal, souvent le meilleur y côtoie le pire, cette fois la surprise est plutôt bonne, la commissaire Christine Macel a opté pour une thématique qui s’articule en 9 séquences : Espace commun, Pavillon de la terre, Pavillon des traditions, Pavillon des Shamans Pavillon Dionysien, Pavillon des couleurs et Pavillon du temps et de l’infini. Projet ambitieux, en, partie réussi, notamment parce qu’on y rencontre de vraies œuvres et des itinéraires artistiques et non des œuvres de circonstance. On dira ce qu’on voudra, mais les meilleures éditions de la Biennale sont celles qui témoignent d’un parti-pris.

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BIENNALE D'ART DE VENISE 2017: TRISTES GIARDINI

mark_Bradford.jpgRetour aux Giardini, avec toujours la même curiosité. Mais cette fois pas de bousculade, pas d’affolement (nous sommes après d’un mois de l’ouverture !) cependant il faut faire la queue aux guichets et on ne vous admet qu’avec billet et carte d’identité comme dans les avions (sécurité oblige). Premier tour de piste. Une impression de cycle qui s’achève, comme une panne d’inspiration, les pavillons sont tristes, ternes, uniformes, on a l’impression d’avoir vu cela cent fois. Une impression d’Eurovision de l’art où tout le monde parle anglais et où tout se ressemble. Ce n’est plus le dialogue des arts du monde, c’est l’art vu par la culture unidimensionnelle d’inspiration américaine.

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Jeudi, mai 11 2017

LE SYMBOLE MACRON

Qu’est-ce qu’un symbole ? Les grecs qui ont inventé le terme ont aussi défini la chose : deux moitiés d’une statue ou d’une poterie qui lorsqu’on les rapproche n’en deviennent qu’une seule. Ainsi les ambassadeurs qu’on envoyait à l’étranger pouvaient se faire reconnaître de leur hôte grâce à ce procédé. Alors de quoi ce jeune président que l’on vient d’élire est-il le symbole ? Vers quoi fait-il signe ? De quelle autre moitié est-il le complément ou pour le dire autrement, quel est le revers de sa médaille ?

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