Mercredi, octobre 4 2017

(mauvaise) HUMEUR

Qu’est-ce qu’un amateur ? Quelqu’un qui aime. Cela veut dire que l’on est attaché à un art. Par exemple, la cuisine, les vins, les livres, les tableaux, la musique. Un amateur se rend au concert ou au théâtre pour écouter avec d’autres semblables amateurs. Un amateur au sens du théâtre amateur de peinture ou de musique c’est aussi quelqu’un qui pratique cet art.

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Samedi, septembre 9 2017

ALORS, CONTENTS D’ÊTRE RENTRÉS ?

Il faut aimer la rentrée (cette particularité française) parce qu’on revient chez soi si l’on est parti un peu longtemps avec le sentiment d’avoir échappé à quelque chose. Je ne sais si vous l’avez remarqué, mais en cette saison, on court le risque de mourir asphyxié par des incendies monstrueux, des tremblements de terre inédits, des tornades, des noyades superflues, on fait des chutes en montagne dont on serait préservé si l’on restait chez soi, bref on a tenté de redevenir un homme (ou une femme) des temps préhistoriques où la survie dans la nature était un problème quotidien à ses risques et périls et on est bien content d’en être revenu sain et sauf.

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Jeudi, mars 23 2017

ÉLÉGANCE FRANÇAISE

On a longtemps loué l ‘élégance française, dans les mœurs, le vêtement, le langage. Il est vrai que ceci fut la marque d’une société à l’époque des lumières et que cela ne concernait au fond que ce qu’on appellerait aujourd’hui la classe dominante. Reste à savoir s’il n’y pas toujours, s’il n’y a pas forcément dans toute société une classe dominante, fût-ce même dans la Chine communiste comme on sait.

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Samedi, février 11 2017

PRESIDENTIELLES : LES IDÉES CULTURELLES DU MOMENT.

On a déjà pointé ici la faiblesse du débat politique sur la question de la culture dans ces présidentielles, pour s’intéresser à la question lorsqu’un candidat l’aborde, en l’occurrence il s’agit du « jeune Premier » de la politique, Emmanuel Macron dans une émission de France Culture.

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Lundi, novembre 14 2016

FLUCTUAT NEC MERGITUR

De passage à Paris ces jours derniers, je suis "interpellé" c'est ainsi que l'on dit maintenant, par de très belles affiches qui proclamaient face à tous ceux qui se sont attaqués à cette ville: "Fluctuat nec mergitur" (je tangue mais ne coule pas) formule de marins, la seine n'est pas loin. Et je me disais: mais quelle inconséquence que celle de ces gouvernants dont la ministre de l'Education nationale qui supprime l'enseignement du latin à l'école et qui, voulant s'adresser à tous, ne trouvent rien de mieux à afficher qu'une sentence latine.On voit par là qu'entre ceux qui dirigent et ont été formés aux meilleures écoles et le peuple, il y a une distance difficile à combler! Le dire, est-ce du populisme ou simplement du bons sens?

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Lundi, août 29 2016

FIN D’ÉTÉ

Il fallait bien que ça arrive, l’été finit. Oh pas encore tout à fait, il va s’écouler encore quelques jours jusqu’à ce 22 septembre dont Brassens a fait une chanson de fin d’amour. Le 22 septembre, c’est le début de l’automne et donc la fin de l’été. Du reste, je n’aime pas les étés qui durent. Il m’est arrivé de vivre dans des pays chauds et ce que je regrettais le plus, c’est le passage des saisons. Enfin, bon, il nous reste une semaine pour passer en automne. Espérons que nous n’aurons pas là encore de puissants motifs de désagréments.

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Lundi, mai 23 2016

FULMINATIONS

Il y a des moments où tout s’accorde à vous gratter l’épiderme, c’est comme si une nuée de moustiques particulièrement actifs vous agressait au milieu de l’été alors que vous ne demandez qu’à faire la sieste. Moustiques de l’information, mouches importunes des nouvelles qu’on pourrait négliger en tirant son chapeau sur les yeux au fond de son hamac. Oui, mais justement, on n’a pas de hamac, on ne fait pas la sieste et ce n’est pas l’été, mais on a des oreilles pour écouter les nouvelles et des yeux pour lire les journaux !

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Dimanche, mai 8 2016

NON AU TRAVAIL !

J’ai, ces jours derniers, remarqué sur mon chemin de curieuses petites affichettes rouges collées sur les murs qui proclament : « Non au travail ». Pas d’autre information que ce slogan, pas de sigle, de signature, pas d’autre indication que cette revendication.

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Lundi, avril 18 2016

LA DÉMOCRATIE DE L'INVECTIVE

Il n’y a pas à Paris de meilleur endroit pour incarner la France et sa devise : liberté, égalité, fraternité et …suffrage universel (représenté par un lion de bronze) que la Place de la République. Ses bas-reliefs en illustrent l’histoire depuis le « Serment du jeu de paume », jusqu’à celui de sa proclamation en 1870.

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Dimanche, avril 10 2016

CULTURE

Lorsque paraît un nouveau livre sur la culture, on se précipite pour le lire, non point qu’on en attende des révélations, mais afin de mesure l’état de la réflexion aujourd’hui sur le sujet.

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Mardi, mars 1 2016

BREXIT

Parmi les apports que nos amis les Anglais ont offert à l’humanité, il y a indiscutablement le sport, surtout le sport collectif et les règles qui vont avec. Ils ont en particulier inventé le golf ; ce sport qui contrevient si bien à la nature humaine que Churchill a pu le résumer en disant que c’était la meilleure manière de gâcher une promenade dans un cadre agréable par la faute d’une petite balle blanche ; mais encore le rugby ou le cricket cette « chose » qui ne peut être comprise et jouée que par des Anglais.

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Mercredi, août 5 2015

REVUE DE PRESSE

Saisi à la volée de mes lectures estivales. Un gros orage éclate sur le Sud-Ouest, les cartes météo se mettent à la couleur de la vigilance orange et l’orage finit par éclater avec tornade et grêlons, mais c’est moins grave que prévu.

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Mercredi, juillet 29 2015

UN ROI A LA PLAGE

Voyez comme sont les gens, on leur amène un arabe riche qui nous achète deux douzaines de Rafale, installe 1 000 personnes de sa suite à Vallauris avec les dépenses que cela implique et on leur chipote un bout de plage de sable gris, moche comme tout, qui ne fait que quelques dizaines de mètres de longueur au nom des grands principes du libre accès au littoral.

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Jeudi, avril 30 2015

CES RÉFORMES QUI DIVISENT

Nous le savons depuis longtemps, réformer, c’est mécontenter car c’est changer les habitudes et l’on sait bien que la légitimité nait de la longue habitude. Cela étant dit, il y a des réformes qui contentent les uns et mécontentent les autres, le mariage pour tous en fut un exemple, la réforme des professions médicales ou celle des notaires aussi, sans parler de celle des taxis. Mais il est un domaine où l’intérêt général est en jeu et dans lequel à priori on discerne mal ce qui favorise les uns au détriment des autres. Je veux parler de l’éducation nationale qui est un bien commun, une ambition commune, et dans lequel, s’il y a bien quelques intérêts catégoriels en jeu, l’essentiel n’est pas là, l’essentiel étant de donner un bon enseignement (accessoirement une bonne éducation) aux enfants de la République. Tout le monde devrait être d’accord sur ce point.

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Mardi, avril 28 2015

CÉRÉMONIE DES MOLIÈRES

Vu la cérémonie des « Molières » à la télévision, ou : « comment parler d’un genre, d’un art qui paraît si loin aujourd’hui du divertissement public ? » Réponse : En faisant plus vulgaire et démago que le divertissement télévisuel ordinaire lui-même. Pour cela, on prend un comique de café-théâtre qui porte un nom reconnu et n’est pas néanmoins sans talent, le fils Bedos, du reste dans ce domaine, il n’y a désormais que des « fils de… » partout, et voilà l’affaire. Ce qui en sort est à la mesure de ce qui y entre. Il s’agit de faire court, drôle et de ne pas perdre trop de téléspectateurs en environ deux heures d’émission tardive sur une chaine du service public. Alors, on a droit à tout, un type à poil qui vient dire un texte sur la misère des auteurs et celle des intermittents, bon ! Des remettants et des nominés faisant assaut de vulgarité, une jolie jeune femme nous prenant à témoin que son producteur a de belles couilles (sic), bien ballantes et concluant son propos d’un « putain ! » retentissant comme dans une salle de conscrits au conseil de révision, et tout à l’avenant. On regarde, on se frotte les yeux : est-ce cela les acteurs de théâtre aujourd’hui ? Ces jolies filles fagotées à la six quatre deux, ces garçons barbus, dépeignés portant des pantalons à mi mollets comme on les voit sur les magazines de mode chez le dentiste. Sont-ce là les acteurs de Tchekhov, de Racine, de Shakespeare ? Et puis on a la réponse : c’est la fête, nous dit l’animateur, du théâtre privé et du théâtre public, d’ailleurs, il n’y a plus de différence ! Ah, la voilà la belle affaire, c’était donc ça qu’il y avait à comprendre : il n’y a plus de différence ! Le théâtre de boulevard, c’est la même chose que le théâtre de Brecht et Pouchkine vaut une paire de bottes comme on disait dans le temps ! La démonstration en est faite ! Du reste à l’issue de l’émission que j’ai regardée jusqu’au bout, j’étais incapable de me souvenir qui avait eu le prix de l’un et le prix de l’autre. Tous dans le même sac, l’émission avait atteint son but. Elle n’était ni plus ni moins intéressante qu’une émission de divertissement où l’on voit des vedettes ou supposées telles dire des gros mots devant une ministre embarrassée, une assistance convenue et quelques officiels réfrigérés. En revanche, l’animateur, lui a mouillé sa chemise et au passage, écrivant les textes regonflé son égo par un tour de passe-passe astucieux qui consistait à faire prendre du café théâtre pour du théâtre et des vessies pour des lanternes. Comment appelle-t-on ça : un ersatz? À moins qu’on ne se soit pas encore rendu compte que le café avait refroidi. Mais non, on se frotte les yeux, on reprend le chemin des salles de théâtre, on se souvient de ce qu’on a vu et on se dit que décidément, l’art et la télé, ça fait deux !

Samedi, février 21 2015

SPORT ET POLITIQUE

J’aime bien le rugby, ou pour être plus précis, je l’aimais bien, cette lutte des packs avant, ces chevauchées sur les ailes, ces déferlantes vers l’en-but me réjouissaient dans le froid des tribunes ou dans la tiédeur d’un salon de télévision lorsqu’il m’arrivait de regarder chez moi les matches du tournoi des cinq, puis six nations. Mais, à vous dire le vrai, je ne m’y retrouve plus.

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Samedi, février 7 2015

LES EXPERTS ET LES MERCENAIRES

J’ai, comme de nombreux spectateurs, regardé auprès d’un bon feu, la finale du championnat du monde de Hand-Ball retransmise du Qatar avec, je dois dire, une impression étrange. Voilà donc que se jouait dans un improbable pays du golfe dont on n’avait jamais appris qu’il possédât une équipe et encore moins une tradition sportive dans ce domaine, la coupe du monde de Hand-ball.

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Vendredi, février 6 2015

LA NEIGE ETC…

La neige qui tombe me met en état de manque poétique. Quelque chose de l’enfance, qui en moi se réveille, comme si le monde, soudain venait de recommencer. Il a neigé cette nuit et nous voilà tout surpris, surtout si on ne l’a pas vue venir et qu’on se réveille au matin sous ce blanc qui a comme fixé au sol la lumière gelée de la lune. Que faire alors ? Le plus urgent est d’aller dans la bibliothèque à la recherche d’un recueil de Basho. Justement, je ne le retrouve pas, mais je mets la main sur un haïku de Buson : « le bruit des branches qui cassent/sous la neige/j’entends le bruit de cette nuit ».

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Dimanche, février 1 2015

LES COUACS DE LA PHILARMONIE

J’ai dit mon plaisir d’avoir pu assister à la « nuit du Raga » à la toute nouvelle Philharmonie de Paris, j’ai dit la réussite esthétique et acoustique de la salle conçue par Jean Nouvel qui a accompli le tour de force de ne présenter aucun angle dans cet espace où circule le son sans aspérités.

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Vendredi, avril 18 2014

LES SOULIERS DE MONSIEUR MORELLE

« De quoi sont les pieds » ? demandait l’adjudant à la jeune recrue entrant au service militaire au siècle dernier. Réponse : « les pieds sont l’objet d’un soin constant, mon adjudant » était la réponse correcte et attendue. On passera sur la succession logique entre ces deux locutions et on ne retiendra qu’une chose, le confort du pied, pour le soldat, le fantassin comme pour le « Pékin » ensuite, est une chose vitale, tous les marcheurs –et il n’en manque pas à notre époque – vous le diront !

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