Mardi, avril 28 2015

CÉRÉMONIE DES MOLIÈRES

Vu la cérémonie des « Molières » à la télévision, ou : « comment parler d’un genre, d’un art qui paraît si loin aujourd’hui du divertissement public ? » Réponse : En faisant plus vulgaire et démago que le divertissement télévisuel ordinaire lui-même. Pour cela, on prend un comique de café-théâtre qui porte un nom reconnu et n’est pas néanmoins sans talent, le fils Bedos, du reste dans ce domaine, il n’y a désormais que des « fils de… » partout, et voilà l’affaire. Ce qui en sort est à la mesure de ce qui y entre. Il s’agit de faire court, drôle et de ne pas perdre trop de téléspectateurs en environ deux heures d’émission tardive sur une chaine du service public. Alors, on a droit à tout, un type à poil qui vient dire un texte sur la misère des auteurs et celle des intermittents, bon ! Des remettants et des nominés faisant assaut de vulgarité, une jolie jeune femme nous prenant à témoin que son producteur a de belles couilles (sic), bien ballantes et concluant son propos d’un « putain ! » retentissant comme dans une salle de conscrits au conseil de révision, et tout à l’avenant. On regarde, on se frotte les yeux : est-ce cela les acteurs de théâtre aujourd’hui ? Ces jolies filles fagotées à la six quatre deux, ces garçons barbus, dépeignés portant des pantalons à mi mollets comme on les voit sur les magazines de mode chez le dentiste. Sont-ce là les acteurs de Tchekhov, de Racine, de Shakespeare ? Et puis on a la réponse : c’est la fête, nous dit l’animateur, du théâtre privé et du théâtre public, d’ailleurs, il n’y a plus de différence ! Ah, la voilà la belle affaire, c’était donc ça qu’il y avait à comprendre : il n’y a plus de différence ! Le théâtre de boulevard, c’est la même chose que le théâtre de Brecht et Pouchkine vaut une paire de bottes comme on disait dans le temps ! La démonstration en est faite ! Du reste à l’issue de l’émission que j’ai regardée jusqu’au bout, j’étais incapable de me souvenir qui avait eu le prix de l’un et le prix de l’autre. Tous dans le même sac, l’émission avait atteint son but. Elle n’était ni plus ni moins intéressante qu’une émission de divertissement où l’on voit des vedettes ou supposées telles dire des gros mots devant une ministre embarrassée, une assistance convenue et quelques officiels réfrigérés. En revanche, l’animateur, lui a mouillé sa chemise et au passage, écrivant les textes regonflé son égo par un tour de passe-passe astucieux qui consistait à faire prendre du café théâtre pour du théâtre et des vessies pour des lanternes. Comment appelle-t-on ça : un ersatz? À moins qu’on ne se soit pas encore rendu compte que le café avait refroidi. Mais non, on se frotte les yeux, on reprend le chemin des salles de théâtre, on se souvient de ce qu’on a vu et on se dit que décidément, l’art et la télé, ça fait deux !

Samedi, février 21 2015

SPORT ET POLITIQUE

J’aime bien le rugby, ou pour être plus précis, je l’aimais bien, cette lutte des packs avant, ces chevauchées sur les ailes, ces déferlantes vers l’en-but me réjouissaient dans le froid des tribunes ou dans la tiédeur d’un salon de télévision lorsqu’il m’arrivait de regarder chez moi les matches du tournoi des cinq, puis six nations. Mais, à vous dire le vrai, je ne m’y retrouve plus.

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Samedi, février 7 2015

LES EXPERTS ET LES MERCENAIRES

J’ai, comme de nombreux spectateurs, regardé auprès d’un bon feu, la finale du championnat du monde de Hand-Ball retransmise du Qatar avec, je dois dire, une impression étrange. Voilà donc que se jouait dans un improbable pays du golfe dont on n’avait jamais appris qu’il possédât une équipe et encore moins une tradition sportive dans ce domaine, la coupe du monde de Hand-ball.

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Vendredi, février 6 2015

LA NEIGE ETC…

La neige qui tombe me met en état de manque poétique. Quelque chose de l’enfance, qui en moi se réveille, comme si le monde, soudain venait de recommencer. Il a neigé cette nuit et nous voilà tout surpris, surtout si on ne l’a pas vue venir et qu’on se réveille au matin sous ce blanc qui a comme fixé au sol la lumière gelée de la lune. Que faire alors ? Le plus urgent est d’aller dans la bibliothèque à la recherche d’un recueil de Basho. Justement, je ne le retrouve pas, mais je mets la main sur un haïku de Buson : « le bruit des branches qui cassent/sous la neige/j’entends le bruit de cette nuit ».

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Dimanche, février 1 2015

LES COUACS DE LA PHILARMONIE

J’ai dit mon plaisir d’avoir pu assister à la « nuit du Raga » à la toute nouvelle Philharmonie de Paris, j’ai dit la réussite esthétique et acoustique de la salle conçue par Jean Nouvel qui a accompli le tour de force de ne présenter aucun angle dans cet espace où circule le son sans aspérités.

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Vendredi, avril 18 2014

LES SOULIERS DE MONSIEUR MORELLE

« De quoi sont les pieds » ? demandait l’adjudant à la jeune recrue entrant au service militaire au siècle dernier. Réponse : « les pieds sont l’objet d’un soin constant, mon adjudant » était la réponse correcte et attendue. On passera sur la succession logique entre ces deux locutions et on ne retiendra qu’une chose, le confort du pied, pour le soldat, le fantassin comme pour le « Pékin » ensuite, est une chose vitale, tous les marcheurs –et il n’en manque pas à notre époque – vous le diront !

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Mardi, mars 4 2014

NOTRE LUDION NATIONAL

Revoilà notre ludion national. Il avait disparu des écrans radar à la fin de l’été , période durant laquelle il avait mobilisé l’ensemble des gazettes versées dans la chose artistique sommées de lui consacrer couvertures et articles en abondance afin de comprendre une bonne fois pour toutes que répondre à une question qui ne se posait pas pouvait faire une belle exposition d’été. Et ce fut le cas, « Les aventures de la vérité » furent ainsi, la phase estivale des aventures de notre Rouletabille des révolutions.

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Jeudi, septembre 26 2013

TARTUFFERIES

Deux affaires, symétriques dira-t-on ont l’été dernier, de manière symbolique, enflammé les gazettes : la lutte des « Femen » ces nouvelles Amazones Ukrainiennes qui font des émules jusqu’en pays arabes en exhibant leurs seins nus et leur torse tatoué de slogans et d’autre part la présence insistante des femmes voilées dans l’espace public. Deux versions d’une même réalité : le corps des femmes est utilisé comme étendard politique ou religieux, le corps des femme veut nous dire quelque chose.

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Vendredi, décembre 21 2012

DEPARDIEU

Qu’est-ce qui est gênant dans « l’Affaire Depardieu », cet exil tonitruant bien dans la manière de l’acteur excédé par la ponction fiscale qu’il subit d’une manière jugée par lui excessive ? Ce n’est pas tant le fait (Depardieu n’est pas le seul et les exilés fiscaux par les temps qui courent sont semble-t-il légion), c’est davantage le symbole. Car ce comédien exceptionnel, capable de tourner dans l’avant-garde comme dans le péplum national (Astérix) ou dans le bon film policier, cet excellent acteur qui a plus de 170 films à son actif et est également capable de tenir son rang au théâtre, est plus qu’un artiste, c’est un symbole national.

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Lundi, décembre 26 2011

CLIMAT DE FIN D'ANNÉE

« J’ai toujours vu le monde changer et changer les idées que l’on s’en fait » déclarait un philosophe âgé et qui en avait vu bien d’autres. La phrase, en soi, ne manque pas de bon sens. Les évènements nous changent plus vite peut-être que le monde ne change lui-même.

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Jeudi, décembre 1 2011

ET MAINTENANT LE LIVRE!

Je n’y peux rien, je ne peux me départir du malaise que j’éprouve devant l’affaire Lybienne. On a eu ces coups de théâtre successifs avec rencontres à l’Élysée organisées par BHL et commentées par lui, on a eu les frappes de l’OTAN et la conduite d’une guerre où la France était partie prenante, oh combien, et puis une issue semble-t-il conforme aux souhaits de la plupart, l’élimination d’un tyran et la libération d’un peuple. Cela, c’est l’apparence des choses, enfin, c’est ce que l’on voit.

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Dimanche, août 28 2011

ce mois d'Août 2011

La crise des bourses nous est tombée dessus à la façon d’une hausse des températures qui, elle, se faisait attendre. De fait, tout baissait de conserve, le thermomètre et les indicateurs financiers. Le monde occidental se réveillait endetté comme jamais et pour faire bonne mesure, les agences de notation touchaient à un tabou en décernant aux Américains une note inférieure à la coutume, le fameux triple A dont tout le monde a fini par découvrir l’existence. Jusque-là, nous autres Français, nous ne connaissions ce type de notation que pour l’andouillette. Eh bien il faudra nous y faire, cette notation sert aussi à autre chose et tant pis pour la charcuterie !

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Vendredi, juillet 29 2011

EFFET DE ZOOM: JUILLET 2011

Le feuilleton DSK continue, la guerre en Lybie et en Afghanistan aussi, les vacanciers qui se sont entassés sur les routes pour aller vers le soleil pataugent dans l’eau, l’été est pourri. Il tombe des cordes et les agriculteurs sont toujours mécontents, on n’achète pas leurs fruits aux prix convenables et il n’y a pas assez d’eau pour leurs céréales, seuls les congés payés apaisent le climat des usines mais les employés des transports publics et aériens menacent de faire grève. Nous sommes en France ; Justement, une chose, et une seule, apaise les esprits, c’est le Tour de France cycliste. Cette année, nous avons un champion comme on les aime, un second, un Poulidor, un vrai héros national, un héros par défaut, douze fois maillot jaune dans le tour et absent du podium à l’arrivée. En France on n’aime jamais tant que ceux qui perdent, les gagnants, les premiers, les providentiels nous exaspèrent. La preuve, le film « le Grand Charles » sur De Gaulle passé sur Arte le 28 Juillet a recueilli moins de 2% de téléspectateurs qui regardaient à ce moment-là, « Police scientifique et les experts » sur TF1. C’est dans l’ordre des choses, il n’y a qu’en Avignon que l’on pense que la démocratisation culturelle est en cours

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Mardi, février 1 2011

DEGAGE

Voilà un mot dont le succès populaire éclate soudain aux yeux de tous. « Dégage », c’est un commandement de cour de récréation, par exemple lorsqu’un groupe de garnements décide d’exclure un importun, c’est une variante du « casse-toi » des banlieues, c’est l’interpellation indignée à quelqu’un qui obstrue le chemin, c’est l’ordre comminatoire du représentant de l’ordre au malfaiteur qui s’obstine. C’est donc d’une manière générale un commandement impératif. .

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Vendredi, novembre 26 2010

LE GOUT DU POTAGE

Il n’aura échappé à personne que la gastronomie Française vient d’être classée dans la liste du Patrimoine immatériel de l’UNESCO.

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Mardi, août 17 2010

MAUVAISE HUMEUR

Traditionnellement l’été commence pour moi avec le Festival d’Avignon. Tellement de bonheurs ! et voici 2O10, ouverture solennelle dans la cour d’honneur du Palais des Papes. La cour d’honneur, pas celle de Louis XIV, ni celle des Papes, le temps est passé où des comédiens, flattés par le Prince mécène, guettaient son approbation. Aujourd’hui, lorsqu’un Prince de ce temps, on dira un ministre, assiste à une première, c’est pour y être interpellé publiquement, admonesté parfois insulté au nom des largesses distribuées trop chichement et qui ne devraient pas être mesurées au talent. C’est devenu rituel, ce n’est plus la cour des rois mais celle des miracles qui ont lieu parfois sur scène. Pas cette fois cependant. Tristes temps d’irrespect.

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Mardi, juin 22 2010

COMEDIE A LA FRANCAISE

On s’était dit : « voilà, c’est fichu pour un mois », ce sera « foot » et encore « foot » à satiété, foot le matin, le midi et le soir, des types qui courent après une balle, des commentateurs quasi-hystériques, des foules colorées et vociférantes et pour finir des trompettes qui vous font l’effet d’un essaim d’abeilles dans les oreilles.

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Mardi, avril 6 2010

À contre courant

Entendez-vous ce cri qui monte des profondeurs ? On veut tuer la culture ! Qui On ? L’État bien sûr et tant qu’on y est, le chef de l’État qui aurait la volonté de détricoter la politique culturelle de la V° République. Diable, rien que cà !

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Samedi, novembre 21 2009

LA MAIN D'HENRY

Le football est-il un sport comme un autre ?

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Mercredi, décembre 12 2007

NO SPORT!

On connaît le mot de l’homme au cigare, Winston Churchill répondant à une question sur sa longévité compte tenu de son goût pour l’alcool et les barreaux de chaise : « No Sport » !

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